sept. 2009

Argent et Nouvelle économie: Visite du président de Slow Money

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Woody Tasch, le président du mouvement américain Slow Money, de passage en Europe, nous a fait le plaisir de venir partager une soirée Slow Food, ce 27 septembre, chez les animateurs du Groupe « Communautés de la Nourriture » de REEL, Raphaël et Babeth Colicci, pour échanger sur les stratégies de financement de la Nouvelle Economie. Ce fut l’occasion d’approfondir nos échanges sur ce thème, d’évoquer le rapide développement des monnaies locales dans de nombreux pays et de lui présenter des initiatives françaises telles que Terres de Liens, les AMAP et SOL. Le président de la CIGALEs de Montpellier, Aurélien Delsol a également pu illustrer l’intérêt de ces clubs d’investissement locaux.

www.slowmoneyalliance.org
www.terredeliens.org
www.cigales.asso.fr
www.sol-reseau.coop
www.reseau-amap.org

Les membres de REEL se réunissent à Cantercel

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Ce samedi 26 septembre après-midi, les entrepreneurs membres de REEL Hérault se sont réunis pour faire le point sur l’action de l’année et envisager les actions futures. La rencontre, placée sous le signe de la Densification des échanges et des relations au sein du réseau, a eu lieu au Centre expérimental d’Architecture de Cantercel, à la Vacquerie.
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Cette session fut notamment pour les membres l’occasion de définir des priorités pour l’année à venir et pour chacun de s’engager sur des objectifs spécifiques:
- Renforcement des deux réseaux locaux (Cœur d’hérault et région de Montpellier);
- Développement des Groupe Thématiques « Métiers de la Formation » et « Communauté de la Nourriture »;
- Célébration des réussites et rencontres festives;
- Mise en place d’un groupe Solidarité;
- Ateliers thématiques d’échange de compétences;
- Développement de Services inter-entreprises.
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Lodève: présentation de l’Ecole de l’Entrepreneuriat en Economie Sociale

 
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A diffuser dans vos réseaux 
 
A l’attention
des dirigeants et cadres dirigeants (salariés et bénévoles) des entreprises de l’Economie Sociale (associations, coopératives, mutuelles)
des responsables d’accompagnement à la création d’entreprise
 
Madame, Monsieur,
 
L’EEES et le réseau REEL Hérault vous convient à une présentation de l’Ecole de l’Entrepreneuriat en Economie Sociale
 
Mardi 22 septembre 2009 17h
Salle du Peuple A la Mairie de Lodève
 
Cet outil, unique en France, offre un cadre exceptionnel pour la formation permanente des dirigeants et responsables économiques locaux (entreprises, associations, collectivités) concernés par la professionnalisation du secteur et par le renforcement des compétences managériales spécifiques à l’économie sociale.
 
Créée à l’initiative des grands réseaux et entreprises du secteur (associations, coopératives, mutuelles), et appuyée par l’Etat et la Région, L’EEES se veut un outil de formation et d’échange de pratiques au service des entreprises de l’économie sociale.
 
Pour vous inscrire à cette rencontre, merci de renvoyer le coupon réponse ci-joint à l’EEES.
 
 Dans l’attente de vous rencontrer, croyez en nos très cordiales salutations,
 
 
Raphaël Souchier                                                                  Claire Laget
Président, REEL Hérault                                                        Directrice, EEES

Conseil d'administration

Réunion ce soir du CA du réseau au siège.
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Démarche de progrès: la version 1.1 du référentiel bientôt disponible

Ce soir, les entrepreneurs qui ont participé au bêta-test du référentiel qualité de REEL se sont retrouvé au siège du réseau, à Lodève, pour faire le point. La réunion, animée par Morgan Pujol et Raphaël Souchier, a permis de vérifier que l’outil est abordable par l’ensemble des entreprises du réseau. Plusieurs propositions d’amélioration ont été faites par les participants. Sur cette base, Morgan finalisera la version 1.1 d’ici le 19 septembre.
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Estelle Salles, entre vignes et capitelles

LODEVE
Édition du mardi 1 septembre 2009
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DR


Rencontre
Etudes de viticulture- oenologie, diplôme national d'oenologie, master de gestion : Estelle Salles semble avoir en mains tous les atouts pour faire une bonne vigneronne. Dans le domaine de ses beaux-parents, la Capitelle des Salles à Saint-Jean-de-la-Blaquière, dont elle a repris les vignes en 2 007, Estelle conjugue viticulture et patrimoine. « Il y a deux choses qui me mettent très en colère, explique-t-elle : les sangliers, qui viennent manger le raisin, et les gens qui détruisent le patrimoine. Ça peut être le patrimoine bâti - on abîme pour prélever des pierres - ou le patrimoine naturel que l'on abîme en faisant du trial ou du quad en pleine nature. » Après avoir travaillé dans le journalisme scientifique, Estelle est donc venue à la terre. Avec prudence : un hectare en 2007, deux cette année.
« On devrait arriver à cinq hectares, explique la jeune femme. C'est de toute façon une petite exploitation. Ça nous permet de nous occuper de la partie patrimoine. » Car il faut dire qu'à la Capitelle du Bosc, les vignes elles-mêmes sont déjà un patrimoine. Perdues dans la garrigue, ce sont de vieilles vignes en terrasses de pierre sèche, dont il est inenvisageable de mécaniser la culture. En outre, presque chaque vigne possède une capitelle, à linteau simple, double ou triple.
Si les rendements sont faibles - 22 à 32 hectolitres à l'hectare - les vins, uniquement rouges, sont de qualité. « On est vraiment en défense des vins et des paysages, explique la vigneronne. On fait un vin de cinsault Pays du Mont Baudille, et un AOC Languedoc - Terrasses du Larzac à base de grenache noir et de syrah , que l'on vend aux particuliers, et à l'export. » Très axée sur la dégustation et la découverte des vins, Estelle Salles fait partie de plusieurs jurys de dégustations internationales. « Je suis très exigeante au niveau des vins, reconnaît-elle. C'est pour ça que je ne fais pas de blanc, car ça n'est pas évident au niveau du terroir. Travailler ces vignes demande beaucoup de patience, de ténacité et de savoir-faire. Il faut réfléchir à chaque action, qu'elle soit technique, commerciale ou de gestion. Mais c'est aussi du bonheur, car j'ai réalisé le rêve que j'avais à 20 ans. » Entre vignes et pierre sèche, Estelle revient à ses origines : la viticulture et la pierre de taille, et envisage d'organiser des visites-découverte du domaine. « Ma famille, comme celle de mon mari, est liée à la pierre. Mon arrière-grand-père était carrier à Saint-Jean-de-Védas, et l'ancêtre de mon mari a construit, en pierre, la maison de Saint-Jean-de-la-Blaquière, en 1830. Je me suis donné pour mission de protéger et valoriser ce patrimoine, en conservant l'état d'esprit des anciens. »

Monique Raynaud


Estelle Salles 06 86 98 33 48

L'éternel baroudeur a enfin trouvé sa "maison"

21/08/09 17:12
Midi Libre MONTPELLIER
Édition du jeudi 20 août 2009
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Étrangers, ils ont choisi de s'établir dans le Midi. C'est le cas du Suédois Samir JaouiIl a appelé son commerce La house café. Ce n'est pas un hasard. "House" signifie en anglais "maison". Le mot sied bien à Samir Jaoui qui, en s'installant à Lodève, a trouvé son chez soi. Un endroit qu'il a choisi, lui. Sur un coup de foudre, du ressenti. Samir est né au Maroc, à Meknès, dans le quartier juif. « C'était très cosmopolite. On n'était que deux familles arabes.» Il suit sa scolarité, apprend le français. En 1985, les siens s'exilent en Suède, à Stockholm. Le choc des cultures. « Ça n'avait rien à voir. Les gens étaient réservés, discrets, carrés. Ils ne parlaient pas avec les mains comme les Méditerranéens. Nous, avec notre peau, nos cheveux noirs, on faisait exotique. » Les nouveaux citoyens suédois s'adaptent pourtant rapidement. « Il faut dire que ce pays est large d'esprit, respectueux envers autrui. On nous a pris en charge : langue, parlée et écrite, apprentissage des coutumes pour les enfants comme les adultes. » Samir n'a jamais été victime de rejet ni de racisme et il a épousé progressivement l'attitude et la façon de penser de sa nouvelle patrie. « Je suis profondément suédois, même ici dans le Midi, où j'ai retrouvé des similitudes avec le Maroc. » Il devient père à son tour, monte des affaires : une société de sécurité avec, pour clients, les ambassades et l'aéroport, une entreprise de consultant, puis il se lance dans l'encadrement d'artistes, la production de concerts. Avant d'ouvrir un restaurant au centre de Stockholm. « J'ai besoin de me renouveler, de me lancer des défis », raconte ce polyglotte. Il y a cinq ans, il décide de voyager. Vend son commerce. En rendant visite à de la famille à Montpellier, il tombe sur Lodève. C'est la révélation. « Cette ville a tout. Pas loin de la mer, de la montagne. Il y cohabite des tas de nationalités, diverses confessions : catholiques, musulmans, bouddhistes... » Samir ne veut plus en partir. « Les miens n'ont pas compris. On m'a dit : "Qu'est-ce que tu vas t'enfermer entre quatre murs !" Je suis mon destin. Ici, j'ai trouvé une sérénité », insiste cet aventurier, atteint auparavant de bougeotte aiguë. Bien qu'il avoue que « se faire une place n'a pas été facile », il fourmille encore de projets : « Je n'ai fait que 20 % de ce que je peux accomplir. » Samir Jaoui a ouvert en centre-ville, à la place d'une ancienne boucherie, son café-restaurant. Au menu : mets, concerts, expositions, débats sur les faits de société. Il en a fait un lieu de détente, de rencontres culturelles, où beaucoup se sentent comme à la maison.

Patricia GUIPPONI