Le Monde: La crise a poussé les Européens à modifier leur façon de s'alimenter
Si une bonne partie des Français et des Européens ont été obligés de réduire leurs dépenses depuis le début de la crise, ils ont continué à manger autant. Certes, le chiffre d'affaires global des géants de la grande consommation (Unilever, Danone et autres Kraft Foods) peut sembler décevant : le cabinet OC & C Strategy a calculé qu'il avait fait du surplace en 2009 (+ 0,6 % contre un bond de 13,3 % en 2008). Ce qui signifie que, compte tenu de l'inflation, les volumes vendus sont en retrait. Mais, plus frappant : les consommateurs dépensent différemment et en veulent plus pour leur argent.
(...)
Autre surprise : le bio et le commerce équitable, "contrairement aux idées reçues, ont traversé sans dommage le cap de la récession", écrit Euromonitor. La consommation a progressé de 2 % dans le monde (26 milliards de dollars soit 21 milliards d'euros) et de 4 % en Europe. Le marché du commerce équitable (3,4 milliards de dollars, selon Fairtrade Labelling Organisation International), lui, a crû de 15 % en valeur en 2009. En 2009, les marchés britanniques et américains ont progressé respectivement de 12 % et 7 %. En France, Alter Eco a ainsi relancé son chocolat "Noir intense" avec succès en dépit d'un prix presque deux fois supérieur à celui d'une tablette classique. Malgré la crise, les consommateurs intègrent à leurs dépenses une sorte d'impôt solidarité.
Crise oblige, la santé demeure un vecteur de consommation prioritaire. En France, le fromage de chèvre perçu comme moins gras gagne 5 points de parts de marché quand le fromage de vache perd 15 points. (...)
Selon le distributeur Système U, les consommateurs sont plus enclins à se porter sur les produits locaux : la proximité donne le sentiment d'agir sur l'économie locale et sur la qualité. Le pain, produit de première nécessité, consacre cette tendance : les produits "tradition" (+ 2,4 %) perçus comme bénéfiques pour la santé accroissent leur part de marché. Dans cette logique, rien d'étonnant si la gourmandise chocolatée traditionnelle est en perte de vitesse par rapport à celles qui ont une connotation santé (barre céréales...) : elles progressent de 4,4 % en Europe en 2009 et de 6,5 % en France. S'ils mangent différemment, les Français restent néanmoins attachés à la tradition du repas. Selon une étude de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), neuf Français sur dix respectent la tradition des trois repas par jour et huit sur dix prennent leur dîner en famille.
Yves Mamou et Lea Billon
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L’Euro-Res, la monnaie alternative belge
Source: Bonne nouvelle / le
Monde
17 juin 2010
L’Euro-Res,
la monnaie alternative belge
Décidément,
la Belgique est un pays à part au sein de l’Europe.
Alors que le pays est secoué politiquement,
intéressons-nous à une particularité locale méconnue :
le succès d’une monnaie alternative
complémentaire.

100 000 belges (tant flamands que wallons, pour le
coup) possèdent une carte ResPlus.
A
mi-chemin entre carte de fidélité, carte de paiement et
carte d’épargne, elle permet de financer des crédits
pour les PME et de développer une activité économique
locale.
Concrètement, cette carte (que l’on peut avoir
gratuitement) contient des Euro-Res,
une monnaie parallèle dont le cours est rigoureusement
aligné sur celui de l’Euro. Mais
elle ne fonctionne que dans un réseau d’entreprises
partenaires (au nombre de 5000 aujourd’hui).
Créée il y a 15 ans pour les entreprises (B to B), elle
est proposée depuis 5 ans aux consommateurs. Le compte
Euro-Res se crédite avec des euros normaux, mais la
somme est automatiquement bonifiée de 10%. Bref, ça
coute moins cher d’acheter avec cette carte et dans les
enseignes partenaires.
Un bon moyen de consommer “citoyen” à moindre
frais.

Pour
les commerçants affiliés, cela ouvre droit à un
crédit sans intérêt,
l’argent étant entièrement issu de l’épargne des
porteurs de la carte : rien ne sort du réseau, comme
dans un
système bancaire miniature.
L’objectif est de dynamiser un tissu économique local,
en favorisant les échanges au sein du réseau. 36
millions d’euros y sont ainsi échangés chaque année,
selon Les Échos.
Avec la crise, la coopérative belge entend désormais
s’implanter ailleurs en Europe.
Une expérimentation à petite échelle a lieu à
Lille,
où un commerçant interrogé par
Nord Eclair espère
bar ce biais “court-circuiter les systèmes qui ne
fonctionnent plus.” Les monnaies alternatives locales
sont loin d’être une utopie.
>>>
Le site
francophone d’Euro-Res>>>
Petite soeur française : le
Sol>>>
Création d’une banque éthique
européenne
Le Monde: Un Nobel de l'économie pour la coopération à long terme
C'est ce qu'a souligné hier l'Américain Oliver Williamson, co-lauréat avec Elinor Ostrom du prix Nobel d'économie. Il a été récompensé pour "son analyse de la gouvernance économique, notamment les frontières de l'entreprise". M. Williamson a déclaré que la façon dont les institutions financières, les
entreprises ou les agences de régulation répondaient aux "règles du jeu" économique était importante et qu'"on n'y avait pas prêté beaucoup d'attention". L'efficacité économique au sein des entreprises est au cœur de ses recherches, notamment à travers sa théorie des organisations et du coût des transactions. Il a mis en évidence les économies que pourraient réaliser les entreprises en favorisant les partenariats économiques à long terme et non les accords au coup par coup, même si ces derniers peuvent paraître à première vue moins coûteux.
Le Monde, 13 octobre 2009
Novethic. Bâtiments écologiques : la France doit acquérir des compétences
Le bâtiment est un élément clef de la politique
climatique. Mais les critères de durabilité et de
performance énergétique ont été les grands absents des
écoles d'architecture et d'ingénieurs du bâtiment.
Depuis le Grenelle, le marché du bâtiment écologique a
pris un virage drastique, du moins en termes
d’ambitions. Mais les compétences suivent-elles ?
« Un
architecte écologiste convaincu ne trouvera pas
forcément en France une entreprise performante pour
réaliser son projet »
déclare Marie-Hélène Contal, directrice adjointe de
l’Institut français de l’architecture. L’architecte
Bruno Mader, par exemple, concepteur d’un écomusée dans
les landes, a eu les pires difficultés à trouver
l’entreprise de charpente et les planches nécessaires à
son bâtiment, pourtant situé dans une région de
pins ! Ces derniers finissent en pâte à papier...
« Il y a
un besoin évident de formation par rapport aux
objectifs du Grenelle, à tous les niveaux : de la
décision au contrôle, en passant par la conception, la
réalisation et la maintenance »
affirme Etienne Couvreur, de l’INES-Formation (Institut
national de l’énergie solaire). L’an dernier, Bouygues
Immobilier a financé l’ouverture d’un
master Construction et Habitat Durable avec
l’Ensam et l’ESTP, dont ils recruteront 20% des
diplômés. La construction durable touche plus ou moins
tous les acteurs du bâtiment,...
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NOVETHIC - Bâtiments écologiques _ la France doit
acquérir des compétences
Rue 89: Et si on faisait des manifs carotte pour des commerces plus verts ?

Dévaliser une boutique pour sauver la planète : l'idée peut sembler paradoxale, mais c'est une nouvelle forme d'action militante arrivée des Etats-Unis. Elle s'appelle CarrotMob et est née à San Francisco le 29 mars 2008. Ce jour là, 300 personnes s'écrasaient à l'entrée d'une petite supérette, prêtes à acheter tout ce qu'elles pouvaient…
L'idée
Selon Brent Schulkin, inventeur du « Carrotmob », il faut en finir avec le boycott pour passer à une forme plus constructive d'action, le « buy-cott » (de l'anglais « buy », acheter).
Ce qu'il propose, c'est que les clients soutiennent directement les commerces qui s'engagent à réduire leur empreinte écologique. La démarche est simple : grâce aux réseaux sociaux, aux mailings qu'ils envoient et aux tracts qu'ils distribuent, les organisateurs d'un CarrotMob mobilisent un maximum d'acheteurs potentiels.
Ils démarchent ensuite les boutiques d'un quartier en leur proposant que tous ceux qu'ils ont mobilisés viennent faire leurs courses pendant tout un après-midi chez eux. Une proposition alléchante… mais soumise à conditions.
Pour remporter cette cagnotte, le commerçant doit s'engager à investir une partie des « extra-bénéfices » générés par ces achats de masse dans des mesures d'efficacité énergétique. Et celui qui s'engage sur le pourcentage le plus élevé gagne.
Des CarrotMob dans plusieurs villes américaines et à Berlin
Le premier CarrotMob a permis au gérant d'une supérette de collecter plus de 6 300 euros dont 22% ont été investis dans des travaux d'amélioration de l'éclairage et de l'isolation.
Le CarrotMob a essaimé dans plusieurs villes des Etats-Unis et jusqu'à Berlin. D'après les organisateurs, il a rassemblé 400 personnes qui, au bout de trois heures, avaient dépensé 2 000 euros. Le magasin s'est engagé à investir 35% de ces extra-bénéfices, soit 700 euros, dans toute une série d'actions visant l'optimisation de la consommation d'énergie.
Co2online, société de consulting à but non lucratif, certifie que, grâce aux optimisations, le magasin réalisera plus de 1 400 kWh d'économies par an, soit une réduction de 1,1 tonne de la quantité de dioxyde de carbone rejetés.
Comment la mettre en pratique
En principe, rien n'empêcherait aux CarrotMob de se répandre en France. La question du financement est en effet l'un des principaux freins à l'adoption de mesures d'efficacité énergétique dans les commerces. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) ne leur propose aucune aide spécifique.
Certes, ils peuvent accéder aux subventions systématiques pour la réalisation d'un bilan carbone (50% du coût de la prestation, avec un plafond à 15 000 euros). Mais il ne s'agit que d'un outil de diagnostic, et il reste assez cher pour un petit commerce. Gratuitement, ils peuvent simplement demander du conseil auprès de l'une des 26 délégations régionales de l'agence.
« Le commerçant est toujours gagnant »
Même son de cloche du côté de la chambre de commerce et de l'industrie de Paris. Sur son site, on peut trouver des informations et des petits conseils pour optimiser sa consommation d'énergie.
Récemment, un dispositif de pré-diagnostic « énergie » à destination des entreprises et plus spécifiquement des 128 600 commerces de Paris et sa couronne, a été mis en place dans le cadre du programme européen Change (2009-2010).
Financé par la Commission européenne, ce diagnostic est gratuit. « En revanche, c'est au commerçant de mettre en place les mesures », admet Isabelle Videlaine-Traxl, responsable service environnement à la CCIP :
« De toute façon, le commerçant est toujours gagnant car avec des investissements modestes il réalise des économies sur la facture d'électricité. »
Les boutiques bordelaises pas prêtes à se lancer dans l'aventure
Pour l'instant, les tentatives pour lancer des CarrotMob dans l'Hexagone se sont montrées peu concluantes.
Au mois de mai 2009, Anne-Sophie Novel, fondatrice de l'association Sephir et du fil d'info Ecolo-Info, se réunit avec deux amies pour lancer le premier CarrotMob français. Elles envisagent de l'organiser à Bordeaux, à l'occasion du festival « Changement d'ère », qui se tient du 5 au 7 juin. Mais seul un commerçant sur six visités se montre intéressés, ce qui les dissuade de lancer l'opération.
Scénario différent mais même résultat pour Benoît Bonello et Jérôme Veil. A peu près à la même période que les Girondins, ils essayent à leur tour d'organiser un CarrotMob à Paris. Les deux créateurs des GreenDrinks Paris, les apéros mensuels à destination des professionnels et des passionnés de développement durable, y arrivent presque.
A Paris, le commerçant choisi flanche à la dernière minute
« On était prêts pour un événement au mois de juillet », rappelle Benoît Bonello. « Malheureusement, le commerçant s'est désisté à la dernière minute ! » Soucieux que leur action porte des fruits concrets, ils lui avaient soumis un plan de dix actions simples à mettre en œuvre. Contraint de le signer, le commerçant a finalement flanché.
Mais après la pause estivale, la chasse aux commerces est repartie, raconte Jérôme Veil :
« Pour nous c'est la première occasion de mobiliser la communauté des GreenDrinks autour d'une action de terrain. On est très confiants car pour l'instant on a été bien accueillis par les commerçants. »
La formule ne fonctionne pas à tous les coups. Pour son deuxième événement organisé à San Francisco, Brent Schulkin a d'ailleurs essayé une formule plus participative qui n'a pas vraiment marché.
En France, Anne-Sophie Novel confie :
« Si le concept est sexy, moderne et passe très bien auprès des médias, quant aux effets réels et à long terme, mon jugement est plus mitigé. »
« 9 Carrots », une formule élargie testée à Londres
Mais le modèle du CarrotMob est déjà en train d'évoluer. A Londres, après le demi-échec du premier CarrotMob (150 personnes réunies dans un pub pour un butin de quelques centaines de livres sterling), Jonathan Melhuish et Annesley Newholm travaillent sur le concept « 9 Carrots ». Le premier explique :
« D'abord il faut constituer un réseau de commerces désireux d'investir dans des mesures d'efficacité énergétique. Ensuite, le client fait normalement ses courses dans l'un ces commerces. Au moment de régler, il déclare participer à l'opération 9 Carrots.
Le commerçant s'engage alors à mettre de côté un pourcentage de la facture pour financer des interventions dans son magasin. Un ticket est remis au client pour s'assurer que le commerçant… ne cache pas des achats 9 Carrots ! »
Pour l'instant le dispositif est en phase de test mais les organisateurs se disent confiants, 30 commerces de Londres ayant déjà relevé le défi : des bars, des cafés, des épiceries mais aussi des quincailleries. Les créateurs espèrent faire de 9 Carrots une vraie entreprise sociale :
« Aujourd'hui, on s'avance grâce à une bourse de 1 000 livres financée par le National Lottery Fund. Ensuite, on compte vendre des espaces publicitaires sur le site de 9 Carrots et faire payer les installateurs d'équipements écologiques pour être mis en relation avec nos commerçants adhérents. »
Ce que je peux faire
Si vous habitez Paris, restez en veille et ne ratez pas le CarrotMob qui va être organisé par GreenDrinks au cours du mois d'octobre. Autrement, contribuez à la contagion en lançant un CarrotMob dans votre ville.
A cette fin, il pourrait être utile de :
- prendre contact avec les organisateurs cités dans l'article. Brent Schulkin offre du conseil et une maquette personnalisée pour créer votre blog CarrotMob.
- suivre l'exemple londonien et travailler à la mise en place d'un système plus pérenne
- chercher une nouvelle formule, capable de séduire le public français
- Brent Schulkin, CarrotMob San Francisco.
- Anne-Sophie Novel, Ecolo-Info.
- Benoît Bonello, GreenDrinks Paris.
- Jonathan Melhuish, 9 Carrots.
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- ► Pourquoi les magasins laissent-ils leurs portes ouvertes ?
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Nouvel éclairage urbain
Un nouveau concept de lampadaire économe en énergie va bientôt fleurir dans les rues… Baptisé « Light Blossom » (fleur de lumière), ce système, imaginé par Philips, est autonome et intelligent. Durant la journée, il ouvre une corolle de panneaux solaires qu’il oriente à la manière d’un tournesol. Corolle qui fait également office d’éolienne quand le vent s’y prête. La nuit tombée, l’éclairage des LED augmente lorsque le lampadaire détecte un mouvement autour de lui. De quoi diminuer la consommation en énergie, mais aussi réduire la pollution lumineuse des villes. L’arrivée sur les trottoirs est prévue d’ici 3 à 5 ans. Source : Philips
L’Île de Wight, première éco-île du monde
L’Île de Wight, capitale de la voile anglaise, connue pour la beauté de ses paysages et ses plages, met le cap sur le tout écologique et souhaite devenir un modèle pour le monde entier. Depuis 2007, le projet d’île verte a largement évolué, avec l’aide d’un architecte, Sir Terry Farrell, celle de l’université de Southampton, le soutien inconditionnel de Dame Ellen MacArthur, détentrice du record du tour du monde en solitaire à la voile, et surtout celui de toutes les forces vives de l’île et de ses habitants, vers une stratégie holistique pour une amélioration de la santé et du bien-être social, économique et environnemental. Le comité de pilotage, qui a déjà réalisé son programme à 66%, veut prouver qu’on peut mener à bien ce changement si l’on y croit. Une centrale à gazéification toute neuve permet déjà de fournir de l’électricité à 2000 foyers. Trois systèmes différents d’énergies renouvelables équipent de nombreux bâtiments collectifs. Les propriétaires disposent d’aides financières pour mieux isoler leur maison. On a planté dans les parcs et jardins publics des vivaces et des plantes exotiques qui supportent la sécheresse. Les nouvelles constructions doivent respecter des normes environnementales très élevées et un programme immobilier de 800 logements, équipés de panneaux solaires et de systèmes de récupération d’eau pluviale, vient d’être lancé et servira de modèle. Parmi les projets, sauvegarder villages pittoresques et paysages et falaises spectaculaires, et en faire une île verte où il fasse bon vivre pour tous. Cela passera, entre autres, par la réhabilitation écologique d’un lycée, un soutien scolaire aux élèves pour qu’ils dépassent la moyenne nationale, une réduction de la criminalité, la fourniture d’électricité produite par une usine marémotrice au continent, l’assurance à chacun d’un lieu de vie et d’une activité pour permettre à tous ses habitants de devenir des citoyens responsables et de participer avec fierté au succès économique et à l’essor écologique de l’île. Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.
Science & Vie. Innovation: Bouteille 100 % végétale !
La société Vegetal & Mineral Water va lancer cet été la production de la 1ère bouteille d’eau en bioplastique recyclable et intégralement compostable, issue de végétaux non transgéniques ! Elle sera élaborée à partir d’acide lactique polymérisé, issu du maïs, pour le corps du flacon et de la fécule de pomme de terre, pour le bouchon. L’étiquette en acétate de cellulose tient grâce à une colle végétale. Après un traitement spécifique, la dégradation totale et naturelle du produit se fait en moins de 3 mois… La fin de l’incohérence entre la pureté de l’eau et son contenant écotoxique est proche ! — Source : Science & Vie
Eco-construction: Les “Petites Maisons” gagnent du terrain

La crise financière récente pour les uns, des bouleversements dans la situation familiale pour d’autres ou encore l’ouragan Katrina ont fait réfléchir certains Américains sur la nécessité ou non de posséder une grande maison. Même si diviser par 8 la surface habitable dont on dispose semble une vraie gageure, on peut y parvenir en réévaluant ses besoins : ne pas empiler des armoires pleines de linge, de vêtements qu’on ne porte pas, de vieilles revues ou les vieux jouets des enfants ; laver son linge à la laverie automatique ou passer une heure au gymnase local peuvent avantageusement remplacer la buanderie entièrement équipée ou la salle d’exercice coûteuse. Jay Shafer – artiste, entrepreneur et architecte – vit depuis 10 ans dans la maison de 10m2 qu’il s’est construite. Avec Shay Salomon, auteur de “Petite maison sur une petite planète”, il a créé une société dont Gregory Johnson, consultant en informatique et créateur du site “Resources for Life” et auteur de “Mettez votre vie au régime”, fut le premier client : le Mobile Hermitage est une maison miniature sur roues, car les codes de construction urbaine ne prévoient pas de fondations pour d’aussi petites surfaces, mais il ne paie pas de taxe d’habitation, le chauffage est très réduit et le prix de la maison si bas qu’il ne l’assure même pas. Tous les matériaux sont d’excellente qualité et la conception très étudiée. Il peut se brancher sur le secteur mais préfère les DEL de son vélo. La demande s’est amplifiée et Shay Salomon – charpentier et entrepreneur – puis 40 architectes et urbanistes se sont inscrits à la Small House Society (500 maisons construites à ce jour, allant de 6 à 50m2) On y gagne plus de temps pour vivre (moins de soucis et de frais d’entretien) et l’impact sur les ressources de la terre s’en trouve diminué. En passant du godillot à la sandalette, on laisse une empreinte beaucoup plus légère sur la planète. Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.
