« Quelles actions en faveur des PME innovantes dans un contexte économique dégradé ? »

LeMondeInformatique.fr
INITIATIVES
Réunion d'échanges avec des PME innovantes à Nîmes le 10
octobre
Edition du 08/10/2008 - par Maryse Gros
Sur le thème « Quelles actions en faveur des PME innovantes dans un contexte économique
dégradé ? », une réunion d'échanges est prévue, le vendredi 10 octobre, à Nîmes, avec les PME
de la région Languedoc-Roussillon, à l'invitation de Gilbert Dahan et Olivier Lapierre,
respectivement vice-président du Comité Richelieu (association française des PME de haute
technologie) et délégué régional du Comité Richelieu pour la région Languedoc-Roussillon.
(...)
Hier, le Comité Richelieu a rencontré le premier Ministre François Fillon pour lui présenter
plusieurs propositions afin que les 22 milliards d'euros qui doivent être investis dans le plan PME
« aient un impact réel sur l'économie et sur l'emploi ».
Le Chef du Gouvernement a annoncé le déblocage immédiat d'une première tranche de 8
milliards d'euros [http://solutionspme.lemondeinformatique.fr/articles/lire-francois-fillonannonce-
8-milliards-d-euros-pour-les-pme-des-demain-2238.html]
.
Rappelons que le Comité Richelieu est à l'initiative du Pacte PME qui réunit et met en contact des
petites structures innovantes avec des groupes industriels susceptibles de devenir pour elles des
fournisseurs.
En savoir plus
Le programme de la journée du 10 octobre à Nîmes
Url : http://solutionspme.lemondeinformatique.fr/articles/lire-reunion-d-echanges-avec-des-pmeinnovantes-
a-nimes-le-10-octobre-2237.html
09/10/2008 Le Monde Informatique
|

«Trois quarts des PME déjà fragilisées par la crise»

Propos recueillis par Samuel Potier (lefigaro.fr)

INTERVIEW - «Des banques ne répondent pas aux demandes de crédits. Pas de retour, ni téléphonique, ni par mail», constate Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, qui regroupe plus de 250 PME innovantes.
coeur-
LE FIGARO.FR - Comment les petites et moyennes entreprises font-elles face à la crise financière internationale ?
Emmanuel LEPRINCE.- Nous venons de réaliser un sondage auquel ont répondu près de 400 PME dites «de croissance», qui ont fait leurs preuves et qui emploient chacune 60 personnes en moyenne. Plus de la moitié d'entre elles (51%) constatent des difficultés dans leurs relations avec les banques. Mais, plus inquiétant, les trois quarts de ces PME s'estiment déjà fragilisées par la crise.
Quels sont, justement, les rapports avec les établissements financiers ?
Concrètement, des banques ne répondent pas aux demandes de crédits. Pas de retour, ni téléphonique, ni par mail. Certaines entreprises se heurtent à un mur du silence. Certains pensent que les comités de crédit ne se réunissent même plus. Aucune décision n'est prise. Quant aux découverts, ils ne sont parfois plus autorisés. A l'inverse, notons aussi que la moitié des PME innovantes n'a pas de problèmes, car elles n'ont pas de soucis financiers ou ne font pas appel aux banques pour se développer.
Comment le plan d'aide du gouvernement a-t-il été accueilli sur le terrain ?
Les réactions des
entrepreneurs se sont révélées très positives, on a senti une vraie motivation des pouvoirs publics d'aider les PME. La France apportera 22 milliards d'euros aux PME, auxquels s'ajoutent les 30 milliards accordés pour toute l'Europe par la Banque européenne d'investissement (BEI). Mais pour que ça marche, il faut de la transparence et savoir si les banques vont bien les redistribuer aux PME à travers des prêts. (lire la suite)
Où se situent les plus gros points de blocage ?
C'est d'abord un problème de commandes, car décrocher un contrat est plus important qu'obtenir un prêt bancaire. Il faut penser au sujet de l'accès au marché et donc réactiver maintenant le projet de «small business act» (SBA), ce que font les Américains depuis 50 ans. Ils orientent un quart de leurs marchés publics vers les PME. En France, le chiffre ne dépasse pas 12%. Nous souhaitons donc que l'Etat mette en place un «small business act» à la française.
Au niveau du problème des délais de paiement, les PME font la banque des autres. Il faut que cela cesse. L'article d'une nouvelle loi dit que les délais de paiement doivent diminuer. (
lire la suite)
Comment voyez-vous l'avenir pour les PME françaises ?
Les Français risquent de ne pas bénéficier de la reprise quand elle arrivera. (
lire la suite)
|

UE: Bruxelles va proposer des actions en faveur des petites entreprises

Créer un statut spécial PME ou faciliter leur accès au financement : Bruxelles proposera mercredi plusieurs mesures en faveur des petites entreprises, moteur de l'économie européenne, que la présidence française de l'UE espère rapidement transformer en législation.
Pour le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, le paquet de mesures doit montrer qu'on peut "faire avancer l'Europe de façon concrète". "Notre ambition est de doter enfin l'Union d'une véritable politique destinée aux petites et moyennes entreprises qui représentent 99% des entreprises européennes", a-t-il commenté lundi lors d'une conférence à Bruxelles.
Les PME sont, selon la définition européenne, les entreprises affichant moins de 250 salariés et un chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros. Ce sont elles qui créent la grande majorité des emplois dans l'UE.
Le commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen prépare depuis plusieurs mois à leur intention un "Small Business Act", ainsi baptisé en référence à une législation américaine assurant aux PME nationales des quotas d'accès aux marchés publics.
La France espérait initialement une mesure similaire au niveau européen. Mais 42% des marchés publics dans l'UE reviennent déjà aux PME, bien au-dessus du seuil minimal de 22% prévu dans la loi américaine, selon une étude citée par la Commission. Finalement, il n'y aura pas de quotas pour les PME européennes, simplement "plus de transparence" et une meilleure information sur ces marchés au niveau européen, selon Françoise Le Bail, une haute responsable des services de Günter Verheugen.
Certains, tels la confédération française CGPME, ont mis en garde contre une "coquille vide" et réclamé un cadre global et contraignant.
Mais la Commission assure que son plan répond à des problèmes spécifiques aux PME.
La première plainte des PME européennes concerne leurs trop lourdes charges administratives. A divers allègements déjà proposés, Bruxelles ajoutera mercredi un nouveau "statut de la société privée européenne". Spécialement conçu pour les PME, il devrait "les autoriser à opérer en utilisant une seule forme juridique dans toute l'UE", avait expliqué récemment le commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy.
L'autre grande difficulté des PME européennes, c'est l'accès au financement, d'autant qu'en Europe le "capital-risque" disponible est moindre qu'aux Etats-Unis. La Commission devrait ainsi "recommander aux Etats membres de développer des programmes de financement" spécifiques pour les PME, selon Mme Le Bail. Bruxelles va aussi proposer un régime préférentiel simplifié pour l'attribution des aides d'Etat aux PME.

Lire l'article sur Midi Libre
|