Le Monde: Un Nobel de l'économie pour la coopération à long terme
C'est ce qu'a souligné hier l'Américain Oliver Williamson, co-lauréat avec Elinor Ostrom du prix Nobel d'économie. Il a été récompensé pour "son analyse de la gouvernance économique, notamment les frontières de l'entreprise". M. Williamson a déclaré que la façon dont les institutions financières, les
entreprises ou les agences de régulation répondaient aux "règles du jeu" économique était importante et qu'"on n'y avait pas prêté beaucoup d'attention". L'efficacité économique au sein des entreprises est au cœur de ses recherches, notamment à travers sa théorie des organisations et du coût des transactions. Il a mis en évidence les économies que pourraient réaliser les entreprises en favorisant les partenariats économiques à long terme et non les accords au coup par coup, même si ces derniers peuvent paraître à première vue moins coûteux.
Le Monde, 13 octobre 2009
L’Île de Wight, première éco-île du monde
L’Île de Wight, capitale de la voile anglaise, connue pour la beauté de ses paysages et ses plages, met le cap sur le tout écologique et souhaite devenir un modèle pour le monde entier. Depuis 2007, le projet d’île verte a largement évolué, avec l’aide d’un architecte, Sir Terry Farrell, celle de l’université de Southampton, le soutien inconditionnel de Dame Ellen MacArthur, détentrice du record du tour du monde en solitaire à la voile, et surtout celui de toutes les forces vives de l’île et de ses habitants, vers une stratégie holistique pour une amélioration de la santé et du bien-être social, économique et environnemental. Le comité de pilotage, qui a déjà réalisé son programme à 66%, veut prouver qu’on peut mener à bien ce changement si l’on y croit. Une centrale à gazéification toute neuve permet déjà de fournir de l’électricité à 2000 foyers. Trois systèmes différents d’énergies renouvelables équipent de nombreux bâtiments collectifs. Les propriétaires disposent d’aides financières pour mieux isoler leur maison. On a planté dans les parcs et jardins publics des vivaces et des plantes exotiques qui supportent la sécheresse. Les nouvelles constructions doivent respecter des normes environnementales très élevées et un programme immobilier de 800 logements, équipés de panneaux solaires et de systèmes de récupération d’eau pluviale, vient d’être lancé et servira de modèle. Parmi les projets, sauvegarder villages pittoresques et paysages et falaises spectaculaires, et en faire une île verte où il fasse bon vivre pour tous. Cela passera, entre autres, par la réhabilitation écologique d’un lycée, un soutien scolaire aux élèves pour qu’ils dépassent la moyenne nationale, une réduction de la criminalité, la fourniture d’électricité produite par une usine marémotrice au continent, l’assurance à chacun d’un lieu de vie et d’une activité pour permettre à tous ses habitants de devenir des citoyens responsables et de participer avec fierté au succès économique et à l’essor écologique de l’île. Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.
Eco-construction: Les “Petites Maisons” gagnent du terrain

La crise financière récente pour les uns, des bouleversements dans la situation familiale pour d’autres ou encore l’ouragan Katrina ont fait réfléchir certains Américains sur la nécessité ou non de posséder une grande maison. Même si diviser par 8 la surface habitable dont on dispose semble une vraie gageure, on peut y parvenir en réévaluant ses besoins : ne pas empiler des armoires pleines de linge, de vêtements qu’on ne porte pas, de vieilles revues ou les vieux jouets des enfants ; laver son linge à la laverie automatique ou passer une heure au gymnase local peuvent avantageusement remplacer la buanderie entièrement équipée ou la salle d’exercice coûteuse. Jay Shafer – artiste, entrepreneur et architecte – vit depuis 10 ans dans la maison de 10m2 qu’il s’est construite. Avec Shay Salomon, auteur de “Petite maison sur une petite planète”, il a créé une société dont Gregory Johnson, consultant en informatique et créateur du site “Resources for Life” et auteur de “Mettez votre vie au régime”, fut le premier client : le Mobile Hermitage est une maison miniature sur roues, car les codes de construction urbaine ne prévoient pas de fondations pour d’aussi petites surfaces, mais il ne paie pas de taxe d’habitation, le chauffage est très réduit et le prix de la maison si bas qu’il ne l’assure même pas. Tous les matériaux sont d’excellente qualité et la conception très étudiée. Il peut se brancher sur le secteur mais préfère les DEL de son vélo. La demande s’est amplifiée et Shay Salomon – charpentier et entrepreneur – puis 40 architectes et urbanistes se sont inscrits à la Small House Society (500 maisons construites à ce jour, allant de 6 à 50m2) On y gagne plus de temps pour vivre (moins de soucis et de frais d’entretien) et l’impact sur les ressources de la terre s’en trouve diminué. En passant du godillot à la sandalette, on laisse une empreinte beaucoup plus légère sur la planète. Source : Positive News #60 - Summer 2009. Traduit par Ian et Christiane Trickett.
Le Monde: La valeur n’attend pas le nombre des années : PDG à 9 ans
« Cradle-to-cradle » marque l’empreinte écologique positive des produits 100% propres et recyclables
Même si quelques constats datent de 2007, cet article du magazine de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle nous rappelle que la "nouveauté" de ce concept "cradle-to-cradle" pour nous tire son origine de la création i y a 2 ans déjà de cette marque de la durabilité :
La durabilité est aujourd’hui à la mode. Le marché vert se développe rapidement et un modèle respectueux de l’environnement aide une entreprise à se démarquer de la concurrence. Les éco-concepteurs – une nouvelle race d’ingénieurs et d’architectes soucieux de l’environnement – repensent du tout au tout le cycle de vie des produits, depuis les procédés de fabrication industrielle jusqu’à ce qui se passe à la fin de la vie du produit. Leur but est de construire des usines non polluantes, qui fabriquent des produits non nocifs pour l’environnement et 100% recyclables, en concevant de nouvelles méthodes industrielles et en choisissant soigneusement chaque matière première qui entre dans la fabrication. Certains produits créés selon ces principes portent aujourd’hui une nouvelle marque de certification : Cradle to CradleTM (C2C).

La marque de certification C2C est la fille spirituelle de l’une des personnalités phares du mouvement, l’architecte et styliste industriel William McDonough, coauteur en 2002 avec son partenaire en affaires, le chimiste allemand Michael Braungart, de l’ouvrage "Cradle to Cradle". La vision de M. McDonough diffère de celle des écologistes traditionnels. Plutôt que de chercher à réduire la consommation, il veut susciter une nouvelle révolution industrielle : il s’agirait de réinventer les processus industriels afin de produire des solutions propres et de créer une industrie où "tout est réutilisé – soit retourné au sol sous forme de ‘nutriments biologiques’ non toxiques, soit retourné à l’industrie sous forme de ‘nutriments techniques’ pouvant être indéfiniment recyclés".
L’objectif est de remodeler l’industrie et l’architecture en imitant l’équilibre des écosystèmes naturels. Cela peut sembler un rêve impossible, mais des sociétés du Fortune 500 qui savent ce qu’elles veulent travaillent déjà avec lui.
Un tissu "que l’on pourrait manger sans risque"
En 2002, l’entreprise suisse Rohner Textil a fait la
une des journaux, réduit ses prix de revient et gagné
de nouveaux marchés en faisant équipe avec
M. McDonough et l’entreprise de style américaine
Designtex pour produire un tissu d’ameublement
biodégradable à l’inocuité totale : "on pourrait
le manger sans risque".

L’usine
textile Rohner respectait déjà la règlementation
suisse sur l’environnement, mais ses rognures de
coupe avaient été déclarées déchets dangereux. Pour
produire le nouveau tissu, Climatex® Lifecycle™, on a
fondamentalement revu chaque aspect de la production,
de l’espace de travail de l’usine à l’élimination de
toutes teintures et produits chimiques toxiques, en
passant par l’approvisionnement en matières
premières. On tisse la laine de moutons de
Nouvelle-Zélande élevés en liberté et la ramie, une
fibre cultivée de manière organique et importée des
Philippines. Le procédé de fabrication ne génère
aucun polluant. Après des tests approfondis sur 1600
teintures, le consortium n’en a retenu que 16
remplissant ses critères d’innocuité pour
l’environnement. Résultat, Rohner affirme que les
eaux usées rejetées par son usine sont plus propres
que l’eau qui l’alimente. Les rognures de coupe sont
recyclées auprès d’un consortium de producteurs de
fraises, qui utilise cette matière biodégradable
comme paillage couvre-sol et isolant. En outre, la
suppression de toute une paperasserie réglementaire a
réduit les frais généraux de production de 20%.
William McDonough commente : "notre nouveau
processus de conception n’a pas seulement contourné
les réponses classiques aux problèmes de
l’environnement (réduire, réutiliser, recycler), il a
aussi éliminé le besoin de réglementation, chose qui
pour un entrepreneur n’a pas de prix".
Habitat écologique
M. McDonough travaille aussi avec l’Association
chinoise du bâtiment, chargée par le Gouvernement
chinois de construire des logements pour 400 millions
de personnes sur les 12 années qui viennent – soit
sept villes nouvelles. Ensemble ils recherchent des
matériaux de construction sans danger pour
l’environnement, comme un polystyrène de BASF qui ne
contient aucun produit chimique dangereux et qui peut
servir "pour construire des murs solides, légers et
super isolants", déclare M. McDonough dans une
interview au magazine Newsweek. "Le bâtiment peut
être chauffé et rafraîchi pour presque rien. Il est
silencieux au point que même s’il y a 13 personnes
dans l’appartement du dessus, vous ne les entendez
pas".
Et des solutions pour l’habitat écologique, il en a
d’autres. Par exemple, il a conçu un siège de
toilette de luxe qui utilise seulement un léger nuage
d’eau et inclus dans ses plans une bambouseraie pour
l’assainissement et l’approvisionnement en bois. Il
transforme les toits en prairies, comme le "toit
vivant" de l’usine Ford à Rouge, qui purifie l’eau de
pluie et réduit les coûts énergétiques.
Le toit vivant

Planté
de sedum, le toit vivant de l’usine Ford de Rouge
contribue à réduire "l’effet thermique" urbain que
produisent d’importantes surfaces goudronnées et
pavées. Il isole également le bâtiment, diminuant
ainsi de 5% les frais de chauffage et de
rafraîchissement. Le sedum capte les poussières
présentes dans l’air, absorbe le dioxyde de carbone
et crée de l’oxygène. La structure sous-jacente du
toit étant ainsi protégée du rayonnement ultraviolet
et du choc thermique causé par l’alternance des
journées chaudes et des nuits froides, le toit
devrait durer au moins deux fois plus longtemps qu’un
toit classique, ce qui pourrait économiser plusieurs
millions de dollars de frais de remplacement.
Le sedum est planté dans une sorte de matelas composé
de quatre couches, qui collecte et filtre les eaux de
pluie et s’inscrit dans un système naturel de gestion
des eaux de ruissellement. Associant d’autres
éléments tels que pavements poreux, réservoirs en
sous-sol et zones humides d’épuration naturelle, ce
système diminue la quantité d’eau de ruissellement
qui se déverse dans la rivière Rouge, tout en
améliorant la qualité de l’eau. Même gorgée d’eau,
cette couverture végétale innovante pèse moins de 75
kg/m2.
(Source :
www.thehenryford.org)
Au bureau
On construit aussi selon les normes C2C des espaces
de bureau modulaires. Il est prouvé que le PVC
(chlorure de polyvinyle), omniprésent dans les
matériaux de construction, les revêtements de meuble
et les câblages, est cancérigène et nuisible à
l’environnement, aussi son utilisation est-elle
bannie dans tout produit certifié C2C. Les surfaces
de travail laminées en PVC sont remplacées par du
bois et on trouve des fournisseurs de câblages non
revêtus de PVC.
Beaucoup de peintures contiennent des composés
organiques volatiles (COV) et de ce fait libèrent des
toxines dans l’air pendant des années après leur
application, ce qui explique que des tests réalisés
par l’Agence de protection de l’environnement
montrent un air intérieur trois fois plus pollué que
l’air extérieur. Les éco-concepteurs ont travaillé
avec les industriels à la mise au point de peintures
sans COV, respectueuses de l’environnement, pour
leurs locaux de travail. Le défi est relevé
De nombreuses sociétés acceptent de relever le défi
de l’éco-conception. Des couches pour bébé au gazon
artificiel, des façades de bâtiments préfabriquées
aux sièges de bureau, la liste est longue et continue
de s’allonger.
Sylvie Castonguay, Rédaction, WIPO Magazine, Division
des communications et de la sensibilisation du public
Lire
aussi sur ce sujet l’article de Véronique Smée Mis en
ligne sur Novethic.fr le : 17/02/2009
« Cradle-to-cradle » :
l’empreinte écologique positive ?
Récupérer les matières pour les réutiliser à
l’infini, c’est le concept d’éco-conception
« cradle-to-cradle » (du berceau au
berceau), imaginé par l’architecte américain William
McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand
spécialiste du cycle de vie des produits et ancien
activiste de Greenpeace.
How do we define the green-job economy?
Posted by Kevin Doyle (Guest Contributor) at 8:22 AM on 20 Feb 2008
If my inbox and recent headlines are any indication, the green jobs bandwagon is rolling on jet fuel and it's "game on" for labor market consultants. Having announced the imminent arrival of the green economy, we're scrambling to define exactly what that means and to generate hard data about job descriptions, training requirements, hiring rates, salaries, and career paths.
These days, it seems like everyone is planning a "green jobs" study -- but each will provide a much-needed service. These studies are helping employers, policymakers, and educators sort out hype from reality so that we can provide clearer direction to eco-job seekers.
Below, I take a closer look at what some of the most recent studies reveal:... (ctd)

Kevin Doyle is the president of Green Economy, a Boston-based training, consulting, and research firm with services for the institutions and individuals building a more sustainable world. He is coauthor of The ECO Guide to Careers That Make a Difference: Environmental Work for a Sustainable World and is currently at work on a new book about climate-change careers.
Source: Grist
