Faire d'un déchet une ressource: Olivier Pillet valorise les sarments de vignes

MIDI LIBRE - LODEVE
Édition du mardi 24 mars 2009
1012_L124TETE

DR
Initiative: Olivier Pillet valorise les sarments de vignes

Olivier Pillet est ingénieur en environnement, un diplôme qui devrait, pourrait-on penser, lui ouvrir bien des portes. Eh bien, non ! « Ne trouvant pas de boulot, raconte-t-il, j'ai cherché à me reconvertir dans les métiers de la nature. J'ai repris de vieux projets, dont la récupération des sarments. C'était en décembre 2005. J'avais d'abord pensé à la fourniture d'énergie mais cela demandait de gros investissements. Alors, je me suis orienté vers les fagots pour la grillade. » Après quelques mois d'interruption pour construire sa maison, Olivier s'y remet en juin 2008. « J'ai repris mes anciens clients à qui j'ai livré des sarments. Puis, grâce au réseau Réel (Réseau d'entreprises pour une économie locale durable), j'ai rencontré Laurent Cabrol, horticulteur, qui possède une machine à faire des fagots. Notre collaboration est un pur produit du réseau Réel. C'est pour moi le moyen de créer ma boîte - Biomasse Méditerranée - en minimisant les risques et en optimisant les moyens. » Et c'est ainsi que l'on peut voir le tandem Olivier-Laurent arpenter les vignes du secteur, l'un au volant du tracteur, l'autre suivant la machine à fagoter, surveillant que tout se passe bien et récupérant les fagots, qu'ils se partagent ensuite. Des fagots coupés à 40 cm de long et attachés. « On essaie de trouver différentes valorisations des sarments : soit l'énergie (en les brûlant), soit la matière elle-même, explique Olivier Pillet. Pour l'instant, tout reste à faire, y compris dans les autres déchets de bois. » Olivier est à la recherche d'autres entreprises, avec d'autres machines, pour sortir d'autres produits.
« J'applique le principe du bernard-l'hermite : travailler avec les moyens des autres. Et je m'occupe de chercher les débouchés. J'ai d'autres personnes en vue avec qui j'espère travailler pour créer d'autres produits. » Ses clients sont pour l'instant des particuliers, et la petite distribution. Mais Olivier est bien décidé à développer tous les types de distribution. Un avenir pour les "gabelles" du Lodévois ?

M. R.

Contact : 06 75 89 46 40.

En projet : un jardin partagé au bord de la Lergue

MIDI LIBRE - LODEVE
Édition du mardi 17 mars 2009
1030_L117TETE

DR


En projet : un jardin partagé au bord de la Lergue
LIRE AUSSI

Cultiver son jardin tout en respectant la nature Jean Rivière est venu expliquer aux passionnés des Jardins des cheminots sa vision très nature du jardinage et prodiguer quelques conseils.
L'association Terre en partage, qui porte le projet de jardin partagé sur Lodève (lire M.L. du 18 février), a tenu ces jours derniers une réunion d'information dans la salle des Conférences. Près de 80 personnes, sans compter les enfants, ont participé à cette réunion, signe d'un intérêt certain dans la population. Elles ont ainsi pu visionner des films présentant des expériences de jardins partagés menées ailleurs, comme à New-York ou à Lyon.
Bruno Pioch, de Vivre à Aniane racontait aussi l'expérience menée à Aniane depuis une douzaine d'années : 50 familles participent à des jardins partagés. « La démarche bio n'y est pas obligatoire. C'est une démarche volontaire, expliquait-il. Mais au fur et à mesure, on voit que les gens grandissent et évoluent. » Au-delà de la possibilité donnée aux familles de faire pousser leurs propres légumes, le jardin partagé est aussi un lieu de rencontre, et une possibilité pour les nouveaux arrivants de lier connaissance avec d'autres jardiniers.
Marie Thomann, présidente de Terre en partage, annonçait que la mairie de Lodève était prête à mettre à disposition de l'association un terrain en bord de Lergue.
Cette annonce a, depuis, été confirmée. « Nous avons eu l'accord officiel de la mairie pour nous mettre le terrain derrière le boulodrome à disposition, a annoncé par mail la présidente. Nous allons mettre en place très prochainement une première réunion pour commencer à réfléchir ensemble aux aménagements et au fonctionnement de ce jardin partagé. » Ce terrain de quelque 4 000 m 2 , autrefois zone maraîchère, retrouvera donc son ancienne fonction. Il sera divisé en parcelles individuelles de 50 m 2 , et en parcelles collectives. L'association reste toutefois toujours ouverte à d'autres propositions de terrains.
Les gens qui se sont inscrits nombreux lors de cette réunion pour participer au jardin partagé se doivent de participer aussi à toutes les réunions préparatoires. Pas question ici de produit clé en mains. Chacun se prend en charge et s'investit.
Les réunions pourraient au début avoir lieu tous les quinze jours pour aider à la prise de décision et à la construction collective. « Ce jardin doit vraiment être un lieu de partage, de solidarité et d'échange en territoire lodévois, en lien avec la terre et l'écoute de la terre », estime Marie Thomann.
Un lieu d'expérimentation aussi, où l'on pourra s'échanger des astuces, des graines, et pourquoi pas aussi des recettes, comme c'est le cas à Aniane où le jardin partagé a mis en place un atelier de cuisine.

M.R.
Terre en partage : 04 67 44 66 81. 06 37 13 89 92

Café-finance: Redynamiser le Système d'échange local

LODEVE
Midi Libre
Édition du samedi 7 mars 2009
1051_L107TETE

DR


Café finances Redynamiser le Système d'échange local
Mercredi soir, à La House café, s'est tenu le premier Café finances initié par l'association Reel 34. Après quelques mois d'existence, cette association compte à ce jour cinquante et une entreprises adhérentes, essentiellement du Coeur d'Hérault. Une trentaine de personnes a participé à cette soirée qui commençait par la projection du film La double face de la monnaie.
Ayant pour ambition de nourrir le débat sur l'importance du contrôle citoyen de la monnaie, ce film de près d'une heure présente des systèmes d'échanges complémentaires qui ont été mis en place ici et là par des citoyens depuis la fin des années 90.
Ainsi, le chiemgauer bavarois, lancé en 2003 dans un lycée par le jeune professeur d'économie Christian Gelleri, permet-il de retenir le pouvoir d'achat à l'intérieur d'une région, en favorisant les petits magasins, notamment bio. En outre, le chiemgauer perdant 2 % de sa valeur chaque trimestre, on incite les gens à les dépenser rapidement, au lieu de thésauriser. Bon pour l'économie locale, l'emploi... et l'environnement. Comme disait un producteur de fromages : « Pourquoi j'irais vendre mes fromages dans toute l'Allemagne si je peux les vendre ici ? » Autre expérience, en Angleterre, avec les fair shares ou banque du temps, système d'échanges à vocation sociale. Une heure de temps consacrée au système rapporte un fair share dont on peut à son tour se servir pour payer une heure d'un service qu'un autre adhérent nous rendra. Et cette expérience intéressante de prisonniers qui réparent des bicyclettes pour les envoyer dans le Tiers-monde et gagnent ainsi des fair shares qu'ils peuvent donner à leur famille.
Exemple encore des creditos qui ont permis à des Argentins de mieux résister à l'énorme crise économique qui a secoué leur pays ces dernières années.
« Evidemment, les banques centrales n'aiment pas ça, mais c'est légal ! » , explique Daniel Berneron, de l'association Attac.
En France, le Sel (Système d'échanges local) existe depuis plusieurs années. « C'est un système qui rapproche les gens localement, et leur permet d'échanger entre eux des biens, des services, du savoir », poursuit Daniel Berneron.
Un tel système existe à Lodève depuis plusieurs années, mais il n'est guère actif, faute de quelqu'un pour l'animer. La première décision de la soirée fut donc d'essayer de redynamiser ce Sel lodévois.
Une cellule de réflexion devrait aussi se mettre en place pour envisager d'autres actions éventuelles.
Et pourquoi pas tenter de créer un système combinant le Sel et une monnaie complémentaire ? Mais ça, c'est tout de même une autre paire de manches !

M. R.

Pour se procurer le DVD
La double face de la monnaie , aller sur le site www.lamare.org

Des Lodévois veulent partager un jardin

Solidarité face à la crise, lien social et nourriture saine pour tous
L'association lodévoise Terre en partage projette de faire vivre un jardin partagé en Lodévois. Un jardin partagé, c'est un espace où l'on cultive son petit bout de terrain (seul ou à plusieurs) c'est aussi un lieu pour se rencontrer entre habitants d'une même région. Un jardin où les jardiniers sont en contact avec une terre saine et vivante qu'ils contribuent à enrichir grâce aux techniques de l'agriculture biologique.
Une réunion publique d'information se tiendra vendredi 6 mars à 18 h 30, salle des conférences de la mairie de Lodève. Les membres de l'association Terre en partage présenteront l'état d'avancement du projet à Lodève. Les discussions pourront se poursuivre autour d'un pot offert par l'association.
Terre en partage : 04 67 44 66 81 ou 06 37 13 89 92. Mail : terreenpartagelodeve@yahoo.fr

Midi Libre

Découverte des enduits de terre et chaux

LODEVE
Midi Libre / Édition du lundi 2 mars 2009
Bâtiment Découverte des enduits de terre et chaux
Ecolodève organise un atelier de découverte des enduits de terre et des enduits de chaux, les samedi 7 et dimanche 8 mars prochains.
Cet atelier est basé sur une approche théorique de la terre et de la chaux, en partenariat avec le centre ressource Réel Hérault, puis sur de la pratique avec la préparation et l'application d'enduits de terre et de chaux.
Les travaux pratiques se dérouleront une demi-journée sur des panneaux puis une demi-journée sur un chantier.
Horaires : samedi, de 9 h à 18 h, et dimanche de 11 h à 18 h.
Coût : 100 ? pour les deux jours. Prévoir un repas tiré du sac le midi.
Inscriptions au 06 81 05 85 11, ou par mail à : contact@ecolodeve.fr